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Jean Lorrain (1855-1906)

Jean Lorrain, pseudonyme de Paul Alexandre Martin Duval, est un écrivain français à très forte tendance parnassienne, né le 9 août 1855 à Fécamp, en Haute-Normandie, et mort le 30 juin 1906 à Paris.

Jean Lorrain est l’un des écrivains scandaleux de la Belle Époque, au même titre que Rachilde, Hugues Rebell et Fabrice Delphi. Ses œuvres peuvent être rapprochées de la littérature fin de siècle.

Le visionnaire, 1895
« Oh, ce petit port de pêche de mon enfance, où je me suis tant ennuyé cependant, les yeux toujours tournés vers Paris ou ailleurs, comme il emplissait mes prunelles et mon cœur ! Comme j’aimais ses quais empuantis et grouillants avec ses barils de saumure, ses harengs en tonne et ses bateaux de pêche, perpétuellement en partance ! (…) Ca sentait le départ, le rêve et l’éternelle aventure»
Guy de Maupassant (1850 -1893)

Henry-René-Albert-Guy de Maupassant est un écrivain français né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques (Seine-Inférieure) et mort le 6 juillet 1893 à Paris.

Les œuvres de Maupassant retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent, mais aussi par la maîtrise stylistique.

Miss Harriet, 1884
« Je venais de Fécamp, en suivant la côte, la haute côte, droite comme une muraille, avec des saillies de rochers crayeux tombant à pic dans la mer. J’avais marché depuis le matin sur ce gazon ras, fin, souple comme un tapis, qui pousse au bord de l’abîme sous le vent salé du large (…). J’avais passé un jour heureux d’insouciance et de liberté ».
Sylvain Resse-Marest
Script de Pierre
« Grande dame d’un pas plus long que Notre-Dame, Belle Abbatiale bien campée : posture impériale. Est-ce le pas de l’ange qui marque ton chemin ? Lorsque le ciel embrase : soleil couchant carmin… »
Georges Simenon (1903-1989)
La France souriante, dans Long cours sur les rivières et canaux
« Cette année-là (1928), j’avais attrapé le virus de la navigation. Du coup, à Fécamp, que j’aimais tellement pour les odeurs fortes de hareng et de morue, je fis construire un vrai bateau de pêche, solide, en chêne, avec voile et moteur ; onze mètres de long, dix centimètres d’épaisseur de coque».
Victor Hugo (1802-1885)
Extrait de la lettre à sa femme écrite le 10 août 1835
« J’oubliais de te dire qu’à Fécamp, j’avais vu la pleine mer par la pleine lune. Magnifique spectacle. Il y a avait un navire norvégien qui sortait du port avec ces chants de matelots qui ressemblent à des plaintes. Derrière moi, la ville et son clocher entre deux collines, devant moi le ciel et la mer perdus et mêlés dans un clair de lune immense, à droite le fanal du port à lumière fixe, à gauche les grands blocs d’ombre d’une falaise écroulée. J’étais sur un échafaudage du môle qui tremblait à chaque coup de lame. »
Baudri de Bourgueil, archevêque de Dol, 1107 à 1120
"Ce lieu, semblable au paradis terrestre, est situé dans une belle vallée, entre deux collines, d'un côté sont des terres en culture, de l'autre une forêt délicieuse. Elles séparent le pays si également, qu'on les croirait faites par la main des hommes et aux mêmes jours. Les ombrages formés par les branches sont si épais, qu'ils réjouissent la vue, protègent la terre, arrêtent les rayons brûlants du soleil, et défendent contre la pluie. Les arbres s'élèvent droits, mais pas assez épais pour empêcher la promenade. La mer est toute proche de Fécamp. Une eau douce et limpide arrose la vallée. On y trouve des fontaines, des jardins, fertiles, remplis de pommiers..."